L’Algérie des premiers hommes

L'Algérie des premiers hommes
De Ginette Aumassip

“L’Algérie occupe dans le panorama de la préhistoire mondiale une place de premier plan. Le nombre, la qualité de ses gisements, du plus ancien Paléolithique jusqu’à la protohistoire, lui confèrent une position d’exception. Par la diversité de son espace géographique, elle est impliquée dans la plupart des grands problèmes qui concernent l’humanité ancienne : émergence d’industries archaïques sur galets, extension d’Homo erectus puis d’Homo sapiens, rôle du continent africain dans le processus d’accès à l’économie productrice, longue durée et richesse d’un art rupestre multiforme, interactions entre les cultures de tradition orale et les premières civilisations historiques.

Ginette Aumassip nous livre ici même un état des questions, une utile mise au point qui permet de mesurer le parcours effectué par la recherche algérienne depuis notamment trois à quatre décennies. Seul ce chercheur, par sa connaissance approfondie de la préhistoire maghrébine et saharienne, par un ancrage au terrain jamais abandonné, par un contact permanent avec les acteurs actuels de la recherche, était à même de brosser une fresque couvrant près de deux millions d’années et concernant un pays étalé des rivages méditerranéens jusqu’au cœur du Sahara.”

Jean Guilaine, professeur au Collège de France

Géologue, docteur es-Lettres, Ginette Aumassip est spécialiste de Préhistoire africaine. Ancien directeur du Laboratoire de Recherches sur l’Afrique du CNRS et du Groupement de Recherches “néolithisation en régions sahariennes et ses incidences sur la désertification” qu’elle a créé, elle a assuré l’enseignement de la Préhistoire africaine dans diverses universités et, de 1970 à 1986, la rédaction de la revue Libyca. Résidant à Alger, elle a porté un intérêt particulier aux origines du peuplement de l’Algérie. Ses nombreux travaux sur la zone saharienne, dont d’importantes fouilles dans le Bas Sahara et le Tassili n Ajjer, lui ont permis d’identifier diverses cultures nouvelles, de les situer dans l’espace et le temps, d’en suivre l’évolution et l’adaptation à un milieu de plus en plus aride. En permettant à ses collaborateurs d’établir des corrélations entre les cultures matérielles et les manifestations esthétiques, ils ont entraîné un nouveau niveau d’appréhension des populations sahariennes et une révision des connaissances concernant le peuplement du Nord de l’Afrique.

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