L’Algérie antique : De Massinissa à Saint Augustin

L'Algérie antique de Massinissa à saint-augustin

de Serge Lancel (Auteur), Omar Daoud (Photographies), Mounir Bouchenaki (Préface)

Présentation de l’éditeur

Largement ouverte sur la Méditerranée occidentale, l’Algérie s’enfonce profondément dans le continent africain jusqu’aux confins du monde subsaharien. Cette position prédominante au sein du Maghreb a fait de tout temps sa richesse et sa diversité. Cette situation rend aussi compte des principales caractéristiques d’une longue histoire ancienne, faite d’équilibre entre permanence et réceptivité, entre fidélité à soi-même et accueil aux apports extérieurs. Les traditions de la Protohistoire s’ancrent ici dans une Préhistoire où s’affirme déjà une présence humaine différenciée et industrieuse, des Ibéro-maurusiens et des Capsiens, au nord, aux fastes du Néolithique au Hoggar et au Tassili, dans le grand sud. Les royaumes numides ont reçu et fait fructifier ce legs, commencé à unifier ce vaste pays, tout en le laissant s’ouvrir aux influences venues de Carthage : Massinissa fut le grand artisan de cette première réussite. Rome ensuite s’est imposée non sans peine. Mais, là où la greffe a pris, les produits furent éclatants et parmi les plus beaux de l’Empire. Leurs noms sont ceux de villes dont les vestiges figurent au nombre des fleurons du patrimoine archéologique mondial : Tipasa, Djemila, Timgad, entre autres. Mais ces noms sont aussi ceux d’hommes qui resteront à jamais dans notre patrimoine immatériel : Apulée de Madaure et Augustin de Thagaste, le saint évêque d’Hippone. Quand Rome commença à s’absenter, l’histoire se fit ici tumultueuse, des Vandales aux Byzantins, tandis que dans les hautes plaines du centre et de l’ouest, et dans les isolats des montagnes, les Maures recueillaient l’héritage lointain des Numides. Peu après l’hégire, des cavaliers sont venus de l’Orient pour tourner cette page et commencer à en écrire une autre. Mais la page tournée n’a pas été effacée. L’ambition de ce livre, textes et images à l’appui, est de faire revivre, après les promesses de l’aube – les millénaires de la Préhistoire -, dix siècles d’histoire et de réalisations qui figurent en bonne place dans la mémoire de l’humanité.

Biographie de l’auteur

Serge Lancel, historien et archéologue, était membre de l’Institut (Académie des Inscriptions et Belles-Lettres) et professeur émérite de l’Université de Grenoble. En France, il a exercé les fonctions de directeur des Antiquités historiques de la région Rhône-Alpes, mais il s’est principalement consacré à l’histoire et à l’archéologie de l’Afrique du Nord antique. À ce titre, il a dirigé des fouilles à Carthage, en Tunisie, en Algérie dans le Constantinois et à Tipasa. Outre ses travaux destinés aux spécialistes, il a publié des ouvrages de synthèse pour le grand public sur Carthage, Hannibal et saint Augustin.
Omar Daoud vit et travaille en Algérie. Cet universitaire, photographe indépendant, élu parmi les 100 photographes du nouveau siècle (éditions Phaidon, 2002), pose un regard sensible et engagé sur le monde qui l’entoure. Il expose depuis 1998 dans plusieurs pays d’Europe, et récemment au musée d’Art moderne de Saint-Étienne ainsi qu’à la biennale d’Art contemporain de Sao Paolo, au Brésil. Il a publié Enfants de Bagdad en 2002 et Algérie, Portraits en 2003, en collaboration avec le musée d’Art moderne de Saint-Étienne.

Table des matières

Les promesses de l’aube
Les royaumes numides
Ombres et lumière de Rome
Heurs et malheurs de l’antiquité tardive

5 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. massinissa
    Déc 26, 2011 @ 23:32:21

    de toute façon on restera des berbéres à jamais

    Répondre

  2. soltani
    Nov 11, 2009 @ 19:49:21

    adem a raison

    Répondre

  3. adam
    Nov 10, 2009 @ 04:01:07

    je tenais juste a dire que l immigrations des juifes en dors de l algerie ,n est pas est ne sera jamais une perte au contraire ,c la seule chose de bien qu on a fait ….

    Répondre

    • alzaz
      Nov 15, 2009 @ 22:43:14

      Ce n’est pas ce que pense ni ne dit (discrètement, il est vrai) une partie des Algériens bien éduqués. Il est vrai qu’entre 1990 et 2000, ce sont ces gens, l’élite, qui ont le plus souffert. On ne leur a pas, à tous, laissé la chance de s’exiler. Les fanatiques, que je ne nomme pas, ont eu 10 années pour en zigouiller pas mal.

      Je comprends tout à fait qu’on puisse avoir un fort penchant pour cet ostracisme aussi atavique qu’handicapant pour l’Algérie progressiste, mais à trop pencher d’un côté, on finit toujours par se casser la gueule…

      Répondre

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