Jahiliyya, état d’ignorance et de sauvagerie antéislamique ?

Drapeau algérienComment et quand commence l’Algérie ? Certainement pas avec l’Antiquité, les Etats modernes n’existaient pas à cette période. Mettre une date de début, fixer tel événement comme avènement ne sont pas choses aisées.

Lorsque les colons français ont occupé l’Afrique du Nord à partir de 1830, leurs fantasmes les ont poussé à se voir comme les héritiers de Rome en Afrique du nord. Cette vision d’une continuité Mosquée de Mila 2civilisationnelle européenne fait bondir les historiens qui y voient une absurdité et un anachronisme liés aux nationalismes d’une époque d’une part et à l’expansion du capitalisme de l’autre. Les archéologues du XIXème siècle portaient grand soin aux traces laissées par leur soit-disants ancêtres, beaucoup moins aux sites islamiques post-romains (photo Mosquée de Mila). A cette conception française idéologique de l’histoire succèdera une vision non moins idéologique et marquée par le sceau du nationalisme algérien cette fois. On verra pourtant que Rome est en fait l’héritière llibyco-amazigh et punique en Algérie : il n’y a pas que des ruines romaines.

Le Front de Libération Nationale (FLN) , qui a pris le pouvoir en 1962, a fait du 1er novembre 1954 le point zéro de la libération du pays. Selon les manuels Messali Hadjd’histoire, rien ne laissait penser à une volonté d’indépendance très antérieure à 54 : Messali Hadj , le Mouvement pour le triomphe des Chefs FLN 54libertés démocratiques (MTLD) et pas mal de chefs historiques du FLN de 54 sont ignorés volontairement. L’histoire officielle n’est jamais objective, ceci est valable pour tout le monde.

Houari Boumedienne, après avoir éliminé ses opposants (Boudiaf, Ben Bellah…), imposa au peuple algérien une identité basée sur l’islam d’un côté, la langue arabe de l’autre, en prenant appui sur une vision dérivée des conceptions des Oulémas. Contrairement aux Egyptiens ou les Tunisiens qui tiennent compte de leur Antiquité et la portent avec fierté, les Algériens ont cherché à faire coincider le début de leur histoire avec l’avènement de l’Islam en Afrique du Nord, pas avant. La Jahiliyyah, ou état d’ignorance païen et de sauvagerie anté-islamique, ne prendrait que quelques pages dans un livre d’histoire. L’‘isti’mâr (colonisation) était Cavalier Arabe ?décrite de façon monocorde, voire monotone, qu’elle soit romaine , venue des Rûm (Bysantins) ou bien française. Cela est un autre contresens anachronique comme seuls les idéologues peuvent en faire.

Messali Hadj faisait déjà commencer l’histoire du pays à partir de l’islamisation seulement, en opposition avec les thèses de l’historien algérien Ahmed Tawfiq al Madani qui faisait amplement référence à la période anté-islamique ou encore contre les revendications berbéristes de Mabrouk Belhocine. Avant l’Arabe, le Berbère. Si la tentation était grande de faire de chaque Algérien un authentique descendant de Yéménites, la réalité est toute autre, ils sont tout au plus des Berbères arabisés (Cf. Le monde arabe existe-t-il ? : Histoire paradoxale des Berbères de Lucien Oulahbib), tout comme nous sommes des Gaulois romanisés puis germanisés. Les invasions arabes pour l’Algérie sont comparables, en taille, aux invasions germaniques pour la France, elles n’ont pas déplacé les hordes innombrables que l’on croît.

L’ancrage arabo-islamique en Algérie est indéniable, l’arabe étant devenu langue du sacré et langue de haute culture depuis le début, même dans les zones berbérophones les plus reculées comme la Kabylie. Ceci dit, l’Arabe littéraire est quasiment inconnu, le classique peu pratiqué et l’arabe trivial (simplifié à outrance) se mélange à d’autres sources linguistiques.

Une crise sur la langue a toutefois éclaté mais la tendance berbériste a très vite été écartée dans les Amazighitéannées 1950. Durant la guerre d’indépendance, il n’était pas bien vu de clamer sa berbérité immédiatement assimilée à de la traitrise pro-colonialiste. La question s’est à nouveau posée dans les années 80 et la berbérité, ou amazighité, officiellement reconnue en 1995 avec la création du Haut Commissariat à l’amazighité. On peut cependant se poser la question sur cette nouveauté quant à son utilité dans le machivélique diviser pour mieux régner. En tout cas, le fait berbère (maure ou libyque) tire son essence dans la préhistoire.

Les ancêtres des Algériens, non arabisés et non islamisés, ont vécu dans des sociétés régies par des Etats forts, possédaient une véritable culture, faisaient commerce avec le Proche-Orient, l’Afrique noire et, plus généralement, avec tous les pays bordant la mer Méditerranée. Ils étaient sous influence punique par Carthage -donc phénicienne- romaine par Rome ensuite ; leur organisation politique, économique, sociale, culturelle et religieuse s’en est faite sentir. Fait important : leur langue est sémite dès l’origine, très proche du phénicien, de l’hébreu, de l’araméen et… de l’arabe. Aujourd’hui, un effort est fait côté algérien et le spécialiste de l’Antiquité punique, Mohamed Hassine Fantar, écrit : « tout au long des siècles ou la romanité s’est affirmée dans les provinces, l’africitas n’a cessé elle-même de marquer de son empreinte les diverses manifestations sociales et culturelles qui se sont épanouies sur cette terre, pour aboutir à l’harmonieuse symbiose caractéristique de toute les riches civilisations.

Tout en concervant une ponne part du substrat mauro-libyco-berbère originel, ce peuple complexe vécut une symbiose avec le monde méditerranéen. Dans cette histoire algérienne, il y a les ruptures : passage du paganisme au christianisme, de ce dernier à l’islam, de l’occupation ottomane à aujourd’hui, de la colonisation française à l’indépendance ; l’Algérie n’est pas figée en un modèle immuable. Ruptures, certes, mais continuités sans aucun doute également.

Etoile de David chez les bédouins d'Afrique du NordLes peuples autochtones ne passaient certainement pas brusquement d’un style à l’autre. Il devait y avoir adaptation dans le temps et les nouveautés ne l’étaient pas tant que cela. L’interdit, au moins partiel, de la consommation de porc remonte à l’Antiquité lointaine ; le symbole lunaire du croissant de l’islam lui est bien antérieur et les Berbères portaient un culte particulier à la lune et au soleil ; le dieu Saturne Marie chez les bédouins en Afrique du Nordafricain romanisé n’était autre que le dieu punique Ba’al Hammon ; de l’Ishtar (ou Ashtar) babylonienne, on passait facilement à l’Astaré grecque puis à la Venus romaine. On peut même soutenir un certain syncrétisme, mariage d’une croyance à l’autre qui perdure encore aujourd’hui (voir photo des bijoux bédouins d’Afrique du Nord)

En matière d’agriculture aussi il y a continuité. La vigne et le blé sont cultivés depuis l’Antiquité et l’Afrique du Nord a longtemps été le grenier à blé de l’ensemble du pourtour méditerranéen, notamment celui de l’Empire romain. Le couscous dans sa forme actuelle existait bien avant la conquête arabe. Certains historiens affirment que ce plat est berbère et que ce sont les Arabes qui l’ont importé et diffusé par la suite.

Les moeurs également ont peu changé malgré l’arrivée de l’islam : la patrilinéarité, l’endogamie et ses tabous, la suprématie des mâles et le machisme méditérranéen… ne sont pas de facture typiquement arabe. L’influence juive y est forte depuis la plus haute Antiquité, les juifs ayant suivi l’implantation des phéniciens depuis la reine Didon, fondatrice mythique de Carthage, il y a près de 2900 ans. On verra qu’une grande partie des juifs d’Afrique du Nord (et même ceux originaires d’Hispanie) étaient (et sont pour ceux très peu nombreux qui y restent encore actuellement fondus discrètement dans la population) tout aussi algériens que les autres. J’y reviendrais en seconde partie du blogue, inch Allah

Comptoirs phéniciens

On est donc loin de cette Jahiliyya ignorante et barbare décrite par de trop nombreux algériens aujourd’hui ; de la Mausolée royal de Maurétanie (Tipasa) 2sauvagerie, il y en aura durant toute la période islamique et elle n’est pas le propre du paganisme ni du christianisme. Tout au long de ce blog, j’aborderai l’évolution du territoire algérien depuis la préhistoire, des origines de l’homme à l’Antiquité. Je parlerai des royaumes maures (Ouest) et numides (Est), indépendants au début (Cf. Massinissa, Jugurtha, Tacfarinas), avec leurs caractéristiques propres et en tenant compte de l’influence phénicienne due à Carthage. Les ruines, bazinas précoces typiquement libyco-berbères et tombeaux plus tardifs en forme de dôme, sont à découvrir au nord de Timgad (Medracen), près de Constantine (la Souma du Khroub), en Oranie à Takembrit (tombeau de Beni Rhenane) pour la période mauro-numide et près de Tipasa (le mausolée de Maurétanie, très mal nommé tombeau de la chrétienne) plus tardivement.

Suivra la romanisation de l’Afrique qui se fera en deux temps (46 et 27 Av. J.C.). L’épisode Juba II (prince numide du royaume de Maurétanie, vassal de Rome) évoquera le raffinement atteint dans l’art, l’architecture et les sciences entre 23 av. J.-C. et 24 Ap. J.C., suivi de celui, plus court, de son fils Ptolépée (mort en 40).

Thermes romano-africains de Dougga en TunisieDu Ier au IVème siècle de notre ère, l’Afrique du Nord sera profondément marquée par les Romano-Africains, bien différents des colons que seront plus tard les Français. Rome apportera son administration, son armée et ses cadres militaires, ses normes et sa rationnalité.

C’est pendant la période romano-africaine que les villes ont connu le plus grand essort comme Tipasa, Cherchell, Djemila, Timgad, Tiddis, Tebessa, Sétif, Hippone, Khamissa, Madaure, Lambèze, Zanna, Tigzirt, où l’on retrouve le plus souvent des ruines antérieures aux Romains. Ces derniers y ont exporté leur façon d’y vivre avec leurs théâtres, leurs thermes, leurs marchés, leurs jeux du cirque, leur Mosaïque romaine de Cherchell en Algériedécorum… Art, littérature et culture sont foisonnants tant dans l’espace privé que dans la sphère publique. Les dieux locaux seront quelque peu romanisés mais le Saturne africain n’est autre que le vieux Ba’al Hammon aux origines punico-babyloniennes. La littérature et la philosophie algériennes seront marquées au IIème siècle par Apulée de Madaure (Lucius Apuleius, vers 125-170) dont l’oeuvre majeure est  indiscutablement les Métamorphoses ou L’Âne d’or, en onze livres.

Du IVème au VIIIème siècle, le christianisme va peu à peu remplacer le culte païen polythéiste mais ses origines en Afrique du Nord remonte au IIème siècle. Citons Tertullien (Quintus Septimus Florens Tertullianus, vers 150-240, téologien et Père de l’Eglise) et Cyprien (Thascius Caecilius Cyprianus, né vers 200 et décédé en martyr le 14 septembre 258, évêque de Carthage). Le religieux de l’époque chrétienne fut marqué par des événements assez particuliers, pour ne pas dire singuliers, comme le donatisme qui s’attaqua à l’orthodoxie de l’Eglise catholique, mais aussi comme ce très bref accident qu’a été l’arianisme vandale.

Augustin de Thagaste (saint-)Signalons la personnalité d’Augustin de Thagaste (Souk Ahras), évêque d’Hippone (Annaba) qui connut la fin de l’Empire romain d’occident avec l’arrivée des Vandales à laquelle il ne survivra pas. Précisons que les troupes vandales qui ont déferlé jusqu’à la partie la plus orientale du Maghreb pour s’y installer un temps n’étaient pas importantes en nombre. Bysance, de l’Empire romain d’Orient, tentera bien une reprise en main de l’ancien territoire au IVème siècle mais ne réussira temporairement que dans la partie tunisienne.

La fin de Rome en Afrique marque le renouveau de l’architecture préromaine dans les villes qui continuèrent à rester, au moins un temps, le centre des activités culturelles, religieuses et artistiques.

Statue de la Kahena à Khanchela dans les Aurès algériensY a-t-il eu rupture ou glissement du passage du christianisme à l’islam ? La conquête du Maghreb par les Arabes n’a pas été aisée. J’évoquerai les résistances qui leur ont été opposées par les Berbères maures et kabyles et je citerai, en transition avec la deuxième partie du blog sur les juifs d’Afrique du Nord, le combat mené par la Kahena, juive ou chrétienne (?) issue de la tribu des Djerawa, qui a bien failli stopper l’avancée des troupes musulmanes, affaiblies par la mort de leur chef Oqba Ibn Nafaa vaincu et tué par les armées berbères de Koceila, et changer le cours de l’histoire algérienne.

Grand archéologue italien, Andrea Carandini disait un jour, qu’en visitant les musées, on a l’impression que les anciens ne faisaient que sculpter, composer des mosaïques et peindre des parois, des vases et des murs.

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9 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Syphax
    Juin 01, 2016 @ 01:30:37

    Gérard Couvert,les guerres puniques sont l’oeuvre des carthaginois ( rien à voir avec les phéniciens de liban), les carthaginois étaient en majorité des autochtones, meme la langue le punique a été influencée par le berbère, cette civilisation était l’oeuvres d’un métissage, Hannibalé tait probablement berber ( d’ailleur ses lieutenants l’étaient ): tu transpose pas la colonisarion française sur l’antquité ? meme la présence romaine n’avait n’est pas comparable à la colonisation française: beaucoup des berbers étaient des généraux dans l’armée romaine ( y avais meme un emperreur : Septème sévère) sans oublier les papes amazighs et saint augustin qui étaient des autchotones! c’est rome qui est dvenue africaine et non l’afrique ! la civilisation carthaginoise était avancée sur la romaine et c’est rome qui l’a aproprié après sa déstruction ( comme les USa qui a pris tous les savants allemands après la fin de la 2nd guerre mondiale)

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    • bvtcblog
      Juin 01, 2016 @ 15:39:29

      Vous dite à peu prés n’importe quoi et seul une certaine haine de la France vous fait parler ; bref ne changez rien et vous resterez toujours en retard : ouvrez les yeux et vous avancerez.
      Les Phéniciens (de Thyr au Liban) ont fondé Carthage, les Puniques ne se sont ainsi dénommés que tardivement lorsque les communication vers l’Est ont été coupées par les Grecs. Il est vrai que Phéniciens et proto-berbères (c’est le terme consacré) se sont assez vite mélangés, ils étaient semble-t-il (pour cette région de Tunis) en nombre comparable et l’apport des Phéniciens en termes de techniques fut suffisamment fort. Vous parlez d’Hannibal, mais sachez que le nom utilisé (en fait surnom) par sa famille est phénicien (« éclair »). La permanence de noms locaux est réelle mais s’estompe avec l’arrivée des romains (nous parlons de l’actuelle Tunisie, pas du Maroc).
      Des officiers « berbères » dans l’armée romaine ? assez peu, même dans la LEG III, sauf à l’antiquité tardive, et encore, contre les vandales. Manifestement vous ignorez tout de la romanisation des élites et du recrutement des légions.
      Septime Sévère est le meilleur exemple de la romanisation des provinces, sa famille vient assez tôt en Libye, et se mélange sans doute avec des puniques locaux mais Libyques. S’il est devenu empereur c’est qu’il était romain et acceptable par tous les romains, de Rome, de Gaule, de Turquie, etc.

      Des Papes Amazighs, là on touche le fond ; avec des raisonnements pareils vous montrez que vous êtes bien plus algérien qu’Amazigh !
      Augustin d’Hippone était lui aussi romain, rien dans son patronyme ou dans ses écrits ne fait référence à ses origines locales, bien que un mélange avec les « puniques » soit largement probable.
      Encore une fois vous ne comprenez rien à la romanisation, particulièrement dans les villes ou autour, vous êtes incapable de ne pas classer selon les « races ». C’est un peu comme si vous disiez que Albert Camus est un écrivain algérien ou Romain Gary un écrivain polonais !

      La civilisation carthaginoise avancée sur celle de Rome, ah bon ! et pourquoi les carthaginois ont-ils perdu 3 guerres, jusqu’à disparaitre ?
      A ma connaissance il n’y a aucun empreint attesté des romains provenant des carthaginois, même ci ces derniers avaient une supériorité maritime les romains ont vite appris et en 20 ans ont renversé le contrôle de la mer Tyrrhénienne (justement de Thyr !). Les romains avaient une armée de citoyens, les puniques surtout de mercenaires, les romains avaient un état républicain et un droit élaboré ; une meilleure organisation qui à fait la différence.

      Vous croyez que les États-Unis n’avaient aucun ingénieur ni scientifique avant la seconde guerre mondiale ? Le nombre d’allemands capturés (ou volontaires) ayant rejoint la recherche américaine est de l’ordre de 200, surtout dans les domaines aéro-spacial et chimique.

      Nous parlons de Carthage, donc de la Tunisie, qui n’a jamais été une colonie française mais un protectorat, la moitié des européens étaient Italiens et non Français.
      La colonisation française en Algérie à beaucoup de point communs avec celle de Rome. Déjà par l’immense effort de construction d’infrastructures. Ensuite par la possibilité pour les indigènes de devenir français – s’ils le veulent. Un droit écrit valable pour tous, une école possible, une liberté du commerce, etc.
      La différence, c’est que les Amazighs ont préférés rester les esclaves des arabes plutôt que de saisir la chance de réapparaitre dans l’histoire.
      A l’époque romaine il ne vient à personne l’idée de faire la guerre pour une religion, à l’époque moderne si : comme le peuple ne se révolte pas -quel intérêt aurait-il à le faire ?- à la suite du congrès de la Soummam Ben Bella lance l’appel au dhjiad ; les mensonges de Aït Hamed à ce sujet ne changent rien à la vérité. Lisez les mémoires de Krim Belkacem !

      Imaginez ce que serait l’Algérie d’aujourd’hui si De Gaulle avait décidé de ne pas la donner au FLN – souvenez-vous que la « guerre » était largement gagnée par les français.
      Économiquement elle serait florissante, hydro-carbures, agriculture, tourisme … tous ses habitants auraient le niveau de vie de la « métropole », voir plus ; un TGV irait d’Oujda à Tunis (par Annaba), il y aurait de vraies autoroutes (sans ponts coupés) partout depuis 30 ans, la fac d’Alger serait la plus renommée d’Afrique. Tout fonctionnerait, sans bakchich, sans préférence arabo-FLN, les femmes seraient libres. Le peuple d’Algérie n’aurait pas perdu 60 ans de progrès !
      Et, sans que cela choque, des ministres français se prénommeraient Mohamed !

      Si vous voulez aider votre pays -et vous-même- affrontez la vérité. Apprenez à ne pas nier l’évidence, à dépasser les insuffisances de votre nation, c’est comme cela que les Amazighs renaitront.
      Toutes les révoltes amazighes ont échouées, y compris -et c’est le pire selon moi- celles contre les envahisseurs musulmans. Aujourd’hui vous continuez à rejeter vos frères marocains ou libyens, vous oubliez que jusqu’au XIIeme siècle il y a des tombes chrétiennes à Volubilis, vous oubliez que La Kahina était probablement juive… vos croyances sont des mensonges inventés par les oulémas arabes ou traitres pour vous détourner d’un futur Amazigh.

      Je donne des conférences sur l’histoire de l’Afrique antique, que, contrairement à vous, j’ai étudié ; si vous voulez je vous communiquerai les prochaines dates.

      Répondre

  2. Gérard Couvert
    Nov 11, 2015 @ 00:29:18

    Bonjour, votre texte, votre vision (pas si sur !) anti-française vaguement post-marxiste est ridicule, fausse et inutile. La qualité du site, et c’est le plus important rachète ce parti-pris sans nuance, sans dépassement.

    Répondre

  3. lazrag
    Oct 11, 2010 @ 19:45:48

    la jahilia des arabes se poursuit encore de nos jours, avant, pendant et après l’islam, au point ou tous les pays « arabo-islamistes » actuels sombrent encore dans l’ignorance islamique et la barbarie (pour ne pas dire dégénérecsence ou sauvagerie), bienque la plus part de ces pays sont des riches monarchies pétrolières (ou republiques monarchiques pétrolières).
    Même les montagnes de pétrodollars n’ont pas permis le renouveau ou l’émergence de ces pays figés dans le conformisme arabo-islamiste rétrograde. Les pays arabes sont pris dans le piège de l’arabo-islamisme et n’arrivent plus à s’en débarrasser pour progresser.
    Bien que les arabes sont riches, jamais un prix nobel n’a été décerné à un arabe, hormis le prix nobel de la paix de Enouar Essadate (arabe d’Egypte, assassiné pour trahison et lâcheté).
    L’arabo-islamisme barbare et stérile côute très cher à l’Algerie (d’où la régression de ce pays qui sombre dans l’anarchie arabe en provoquant une crise identitaire).
    l’algerie aurait pu se mesurer au pays de la rive occidentale nord, si elle avait refusé la jahilia el islamia et l’arabisme nocif.

    Répondre

    • alzaz
      Oct 12, 2010 @ 11:19:44

      Il est vrai que la population algérienne a plutôt stagné (démographiquement, jusqu’à l’Indépendance) et peut-être aussi un peu régressé (culturellement) depuis l’avènement de l’islam, mais on peut toujours s’attendre à un renouveau, une fois qu’ils en auront assez de répéter bonnement l’histoire en croyant qu’ils ont raison de le faire. Il faudra bien attendre quelques décennies pour rompre avec l’obscurantisme de leur jahiliyya. Je souhaiterais que ce soit moins car j’aime profondément ce pays et ses habitants. Et quel potentiel, effectivement !

      Répondre

      • Gérard Couvert
        Nov 11, 2015 @ 00:34:36

        Stagné ? il faut vous sortir de la doxa FLN ! en 130 ans elle à été multiplié par 12 ! et si on la compare au Maroc on voit nettement la différence : le Maroc stagne 1 siècle de plus.
        Le problème de l’Algérie actuelle c’est qu’elle cherche depuis 60 ans à fonder une nation sur des mensonges ; c’est peut être pour cela qu’elle risque d’éclater à la mort de Bouteflika lorsque les islamistes vont reprendre le dessus ; j’espère alors que les Tamazighs ne basculerons pas et en profiteront pour s’émanciper du carcan islamique (cf. Ahmed Assid au Maroc)

        Répondre

        • alzaz
          Nov 19, 2015 @ 20:45:50

          Mon site renseigne uniquement sur la préhistoire, la protohistoire et l’Antiquité de la zone que l’on appelle Algérie depuis peu au regard de la période couverte.

          Répondre

          • Gérard Couvert
            Nov 19, 2015 @ 21:08:36

            Bonsoir,

            C’est ce travail remarquable sur l’Afrique du nord des origines qui m’a amené jusqu’à votre site.

            « Il est vrai que la population algérienne a plutôt stagné (démographiquement, jusqu’à l’Indépendance)  » c’est ce que vous écrivez, donc vous sortez du cadre de l’antiquité. Cette affirmation à une dimension anti-française, ou si vous préférez dogmatique et non-scientifique pour la raison extrêmement simple qu’elle est fausse.

            L’antiquité n’a pas connue l’Algérie, encore que se dessinent déjà quelques lignes, et c’est normal, la France est aussi une invention romaine (même si les Gaules étaient multiples).
            Ce qui me semble particulier pour cette région de l’Empire (et de la République finissante) c’est le peu d’opérations militaires de conquêtes et ensuite un maintien de l’ordre assez simple : une seule légion pour tout le « maghreb » des auxiliaires à peine plus nombreux que les légionnaires et voila tout. Bien sur il y a les guerres puniques, mais elles sont déclenchées par les Phéniciens et se déroulent pour l’essentiel hors d’Afrique.
            Avez-vous une idée de la raison de cette Pax Romana, quels équilibres sociaux-économiques particuliers en sont la cause ?
            Les déménagements du siège de la Leg Aug III ne semblent pas répondre à des nécessités opérationnelles, mais à quoi alors ? Lors de la révolte du IIIeme pourquoi avoir fait venir une légion de l’autre bout -littéralement- de l’Empire ?

            Beaucoup de questions et peu de réponses, alors si vous avez une ipste je la suivrais.

            PS l’un de mes oncles à cherché et fouillé longtemps dans le Tassili et versTadrart

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